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 Parole de volontaire ! - 04.11.11 - Marielle

Dans le cadre de la mission Loupastres, Eva a passé une vingtaine de jours dans le Queyras aux côtés d’un de nos éleveurs partenaires afin de lui prêter main forte dans la surveillance de son troupeau de chèvres... De retour, elle nous livre son témoignage. 

Ce que j'ai préféré? Les conneries, la malice, l'intelligence et l'affection des chèvres, les discussions animées avec Franck, les histoires de Pierre, les bons petits plats de Sandrine, l'énergie (ou pas) d'Oki (chien de conduite efficace quand il ne fait pas la sieste! joyeux compagnon tout le temps!), les paysages superbes, les mélèzes qui changent de couleur tout les jours, les immenses tapis de feuilles de tremble qui font des taches jaune/orange/doré, les levers et couchers de soleil, l'aigle royal qui passe juste au dessus de nous, l'eau fraiche du Guil, l'herbe grasse et la lumière verte du Clos Pucette, les chamois qui passent, les paysages qui apparaissent au détour d'un chemin, la pleine lune qui éclaire toute la vallée...

C'était vraiment une sacré expérience! Grâce à Sandrine, Franck et Pierre j'ai appris beaucoup de choses du/sur le dur métier d'éleveur-berger, sur la vie à la montagne, ses habitants, sur sa flore, sa faune... Et j'ai aussi appris pas mal de trucs sur moi!

Mais le début a été très difficile car on est lâché avec les chèvres et j'ai eu du mal à tout gérer : trouver les chemins pour aller aux pâturages, éviter les coups de cornes des boucs quand ils se battent, ne pas tomber dans un ravin, ne pas glisser dans une combe, ne pas perdre de chèvres ou ne pas me perdre tout court!! En fait je ne connaissais ni la montagne ni les chèvres et je me suis vraiment sentie dépassée. Faut relativiser, respirer un grand coup! J'ai compris que les chèvres suivaient (a quelques exceptions près!), j'ai appris à me repérer dans la montagne ou à ne pas paniquer quand j'avais pas la moindre idée de l'endroit ou on était! à capter les prémices des bastons de boucs (et donc parfois les séparer avec mon bâton, leur jeter des cailloux, faire avancer les chèvres...), à éviter autant que possible les chemins trop casse gueule...

Après cette difficile période d'adaptation j'ai découvert le plaisir de crapahuter toute la journée avec le troupeau, d'observer les interactions caprines, les jeux des chevrettes, Oki aboyant sur les écureuils, mais aussi la joie de pouvoir se casser les cordes vocales sans gêner qui que ce soit (il y a des jours ou je ne voyais personne entre 8h30 et 18h30), l'ivresse des hauteurs...

Je suis ravie d'avoir découvert cet univers à travers l'écovolontariat, avec la famille Randu, dans le Queyras avec mes 80 potes à cornes et à poils!

Si vous êtes aussi tentés par l’expérience, rendez-vous en 2012...

Plus d’informations sur la mission Loupastres dans nos chantiers Rhône-Alpes.